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Vivre à Marseille, c’est…

Vivre à Marseille, c’est…

Je suis déjà à désormais presque la moitié de mon séjour et stage à Marseille. Le temps passe très vite, quand on a beaucoup de choses à faire, donc ça fait déjà un moment que je veux dédier un article de ce blog à ma ville d’accueil.

Vivre à Marseille signifie pour moi se réveiller tous les matins dans ma minuscule mais très bon marché chambre dans un bâtiment anonyme juste derrière la 20160517_082318gare centrale et, comme toute première chose, admirer la vue magnifique sur les toits de la ville et Notre-Dame de la Garde. Pendant que je prends mon petit-déj sur la terrasse, je lis les premiers journaux du matin et de temps en temps je me laisse distraire par le paysage.

Marseille résonne avec des cris de muettes, de folles multicolores, de visages exotiques. Cette ville constamment balayée par le Mistral a un parfum de poisson frais, pain aux olive, pétards, soleil et sel.

Pour moi, Marseille c’est faire mes courses dans les petits magasins, monter jusqu’au Panier pour m’isoler dans les couloirs de la vielle Charité et lire un livre, regarder dans les fenêtres des maisons qui donnent sur la rue et découvrir des gros chats qui me regardent de façon marseille links portage salarial travailler en indépendanttrès sévère. Ça veut dire pour moi manger une mini éclair au chocolat tous les jours à la fin de ma pause midi pour économiser sur les calories mais ne pas me priver d’un péché de gourmandise et rendre plus doux le retour au boulot.

Vivre à Marseille, c’est avoir le soleil quand dans le reste de la France il y a des orages et la Seine à Paris menace de déborder. C’est feuilleter dans les magasins de deuxième main et les friperies pour trouver des bouquins pas chers, c’est manger un gros bout de tarte pour 3,50 chez le Bar à Pain mais aussi ramener un sandwich dès chez moi pour le manger sur le toit des Terrasses du Port.

Marseille pour moi c’est traverser la Gare Saint Charles tous les jours au moins deux fois et écouter la mélodie de sonIMG-20160514-WA0005piano ouvert au public qui jamais se tait, c’est demander des renseignements dans la rue et se voir s’offrir une place en voiture. Marseille c’est le MUCEM mais aussi toutes les petites galeries d’art de la ville, c’est les graffitis du cours Julien et du Panier, boire une bière chez l’Equitable, regarder dehors une fenêtre et toujours tomber sur Notre-Dame de la Garde.

Mais Marseille c’est aussi et surtout la mer. Ses plages dans la ville, où beaucoup d’employés s’en fuit pendant la pause midi ou à la fin d’une dernière journée de travail pour chopper les derniers rayons de soleil, l’eau toujours gelée, le bruit des vagues, les promenades sur la corniche, le brise qui vient de la mer et bat les boulevards de la ville…La mer est partout à Marseille. Heureusement.

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Les ciné-concerts

Les ciné-concerts

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Une immage du ciné-concert « S’aimer en Provence »

En 2013 mon chef Claude Bossion a réalisé une série de ciné-concerts en collaboration avec des musiciens locaux connus. Avant de démarrer mon stage à Cinémémoire j’avais jamais entendu parler du concept de ciné-concert. C’est devenu une bonne occasion pour moi de découvrir une façon de faire l’art pas commune ainsi que de passer une soirée intéressante.

Nos ciné-concerts sont réalisé par l’assemblage de différentes séquences de films conservés dans nos archives et assemblés autour de plusieurs thèmes. Avec la musique live de musiciens sur le fond, se suivent des images qui retracent la vie de tous les jours en Provence pendant le dernier siècle: les traditions, les fêtes, l’agriculture, la vie du port, les vacances, l’amour… en combinant la finesse d’un documentaire avec la légèreté d’un film amateur, c’est ainsi possible de découvrir les nombreux visages de la région.

Mon ciné-concert préféré est « S’aimer en Provence »: j’ai été fasciné par son regard intimiste et le développement muet de l’histoire d’amour qui est au coeur de ce film.

L’occasion de regarder un des ciné-concerts proposés par Cinémémoire est unique et précieuse: c’est pour cela que nous sommes en train de chercher des associations, musées et mairies qui aimeraient réaliser ce genre d’évènement. Le premier rendez-vous a avoir été fixé est celui du 14 Octobre 2016, quand l’Espace Robert Hossein de Grans accueillera le ciné-concert l' »Agriculture en Provence ».

Pour un extrait des ciné-concerts: http://www.cinememoire.net/index.php/diffusion-de-films/diffusion/cine-concert

La première séance d’indexation collective

La première séance d’indexation collective

Hébergé par le Comité du Vieux Marseille le 11 Mai dernier a eu lieu la première session d’indexation collective de Cinémémoire. Celle-ci a été un succès inattendu. Son concept était très simple: proposer la vision collective d’un des nombreux films présents dans les archives de Cinémémoire qui n’ont pas pu être colloqué géographiquement ni temporellement et utiliser la maîtrise du territoire des Marseillais présents pour identifier les endroits montrés dans le film. L’occasion aurait aussi permis de former les citoyens à l’indexation et les sensibiliser à l’importance de soigner activement la mémoire historique de leur ville.

Il y a quelque chose de magique dans l’acte de regarder des films tournés il y a plus d’un demi-siècle et espionner la quotidienneté de gens qui ont entre temps quitté ce monde. Le film devient encore plus intéressant si son sujet sont des endroits connus et toujours présents dans la vie des personnes qui les regardent. Cela explique peut-être le succès assez inattendu de cette première session d’indexation collective. Plus d’une vingtaine de Marseillais très engagés ont regardé les films qui avaient été sélectionnés par l’équipe de Cinémémoire permettant ainsi une indexation rapide, détaillée et méthodique de plusieurs images représentants de nombreux endroits pas très connus de la ville.

Comme j’étais chargée de la prise de photo de l’événement, je me suis amusée à observer mes collègues responsables de la médiation qui essayaient de dompter les discussions animées des participants. En effet l’atmosphère se chauffait pas mal face à des images d’endroits dont l’identification était pas unanime. C’était un des nombreux beaux moments de ma première semaine de stage qui a tout de suite souligné l’attachement des Marseillais à leur ville ainsi que le coté vivant et vivace de la mémoire historique, capable d’animer beaucoup de discussions.

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Ce dont on a besoin le premier jour d’un nouveau boulot

Ce dont on a besoin le premier jour d’un nouveau boulot

Commencer une nouvelle expérience de stage dans une ville inconnue, avec des gens que t’as jamais rencontré, en faisant une nouvelle sorte de travail pour la première fois dans ta vie, demande beaucoup de courage, calme et motivation. J’ai essayé de faire appel à tout ça lors de mon premier jour de stage chez Cinémémoire.

Les archives et le bureau de l’association se trouvent dans le centre de Marseille, à coté de la gare Saint Charles. À présent y travaillent 8 personnes: Claude Bossion, son chef et directeur, Marie, qui s’occupe des taches administratives, Pierre, le graphiste et responsable du site web. Felix et Thomas sont les techniciens en charge de la numérisation et indexation alors que Brice s’occupe des ventes. Puis il y a les deux stagiaires: Fatima, jeune étudiante en médiation culturelle, et moi.

J’ai découvert tout ça lors de mon premier jour de stage, une journée qui s’est finalement montrée pacifique et calme ainsi que stimulante. Marie m’a accueilli avec une tasse de thé, m’a expliqué mes taches de stagiaires et a signé les derniers papiers pour ma convention de stage. Après cela Felix m’a initié à l’indexation, à l’usage de l’intranet ainsi que du Thesaurus.

A la fin de ma première journée de travail chez Cinémémoire ma tête tournait pour toutes les informations et le stress du premier jour, mais j’étais aussi satisfaite par les possibilités que mon stage m’offrait. Une nouvelle porte était en train de s’ouvrir pour moi…

L’importance du premier article d’un blog

L’importance du premier article d’un blog

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La tradition veut que le premier article d’un blog raconte quelque chose de son auteur, son histoire et les raisons qui l’ont porté à se lancer dans l’aventure de sa rédaction. Donc autant ne pas décevoir mon public tout de suite…
Je suis née à Rome en 1992 dans une famille de « terroni », c’est à dire d’italiens du sud de l’Italie immigrés vers le nord à la recherche de meilleurs perspectives de travail. Peut-être cela et le fait que ma famille ait déménagé plusieurs fois pendant mon enfance, a fait naître en moi très tôt une passion pour le voyage. Après une année d’échange interculturel effectué à Chongqing, en Chine, je suis rentrée à Rome pour passer mon bac et tout de suite après refaire mes valises . Paris, Lomé, Kiel, Magdebourg, Berlin… J’ai eu ma licence d’Histoire de la Sorbonne en 2013 et en septembre dernier j’ai commencé un master d’Histoire Contemporaine à Potsdam, à coté de la capitale allemande. C’est dans le cadre de ce parcours d’études que j’ai décidé de me lancer dans un stage découverte dans le monde des archives. Cette décision s’explique pour trois raisons majeures :
– l’envie d’un contact plus direct avec des sources historiques;
– la curiosité de découvrir plus de choses à propos du passé colonial français et sa mémoire;
– un certain intérêt vers la possibilité de travailler plus tard dans les archives.
Le 9 Mai 2016, aidée par une petite subvention du programme Erasmus+, j’ai démarré mon stage chez Cinémémoire.